Giorgio Morandi

Bologne 1890 – 1964

Giorgio Morandi est né à Bologne en 1890. Il s’inscrit en 1907 à l’académie des Beaux-Arts de sa ville natale. Beaucoup de grands peintres influenceront le travail de l’artiste tels que Renoir, Monet ou encore Cézanne. Les natures mortes sont la partie la plus importante de l’œuvre de Giorgio Morandi. L’approche intime que l’artiste développe avec l’art donne raffinement et délicatesse à ses œuvres.

Ses natures mortes représentent des objets ordonnés avec soin sur une table dans l'atelier, pour être observés et peints. Ces objets reconnaissables de toiles en toiles sont des moulages en plâtre d’objets du quotidien débarrassés de toutes marques de fabrique. Le positionnement des objets dans le cadre est fait avec un soin particulier porté sur la géométrisation de l'espace où se lisent carrés et diagonales remarquables. Un lent travail de maturation est alors mis en œuvre par le dessin et la peinture par reprises successives, superpositions de couleurs faites d'une pâte ample avec des dégradés de gris d'une extrême sensibilité, qu'amplifie une sorte de délectation morose.

A partir de 1913, Morandi s’intéresse de plus en plus au Futurisme suite aux rencontres de plusieurs peintures futuristes italiennes tels que Balilla Pratella, Marinetti, Bocciono et Russolo. Il réalise par ce biais, plusieurs expositions avec ces derniers.

Son service militaire écourté, l’artiste continue sa vie paisible à Bologne, avec ses trois sœurs célibataires comme lui, où il donne des cours de dessin. Il fait la connaissance de Giorgio de Chirico et de Carlo Carra avec qui il se lie d’amitié. Il découvre grâce à eux, la peinture métaphysique et commence à les suivre avec une touche plus poétique. Brandi considère que les natures mortes que Morandi peint relèvent d’une « intégrité impénétrable comme un corps céleste ».

Par la suite, il participe à des expositions du Novecento à Milan et expose dans plusieurs villes italiennes ainsi qu’à l’international. Peu d’événements ponctueront la vie de l’artiste, qui se retranche dans la peinture. En 1956, il voyage pour la première fois hors d’Italie. Après s’être retiré de l’Accademia la même année, il se recentre sur son travail d’artiste. Il gagne le Grand Prix à la Biennale de São Paulo en 1957. L’estime portée au travail de Morandi en Italie se reflète dans La Dolce Vita de Federico Fellini (1960) dans lequel ses peintures sont évoquées comme le paroxysme de la sophistication culturelle.

Giorgio Morandi s’éteint à Bologne le 18 juin 1964. Un musée Morandi voit le jour en 1993 à Bologne, sa ville natale, destiné à rendre hommage à l’artiste et à son œuvre.

Giorgio Morandi est né à Bologne en 1890. Il s’inscrit en 1907 à l’académie des Beaux-Arts de sa ville natale. Beaucoup de grands peintres influenceront le travail de l’artiste tels que Renoir, Monet ou encore Cézanne. Les natures mortes sont la partie la plus importante de l’œuvre de Giorgio Morandi. L’approche intime que l’artiste développe avec l’art donne raffinement et délicatesse à ses œuvres.

Ses natures mortes représentent des objets ordonnés avec soin sur une table dans l'atelier, pour être observés et peints. Ces objets reconnaissables de toiles en toiles sont des moulages en plâtre d’objets du quotidien débarrassés de toutes marques de fabrique. Le positionnement des objets dans le cadre est fait avec un soin particulier porté sur la géométrisation de l'espace où se lisent carrés et diagonales remarquables. Un lent travail de maturation est alors mis en œuvre par le dessin et la peinture par reprises successives, superpositions de couleurs faites d'une pâte ample avec des dégradés de gris d'une extrême sensibilité, qu'amplifie une sorte de délectation morose.

A partir de 1913, Morandi s’intéresse de plus en plus au Futurisme suite aux rencontres de plusieurs peintures futuristes italiennes tels que Balilla Pratella, Marinetti, Bocciono et Russolo. Il réalise par ce biais, plusieurs expositions avec ces derniers.

Son service militaire écourté, l’artiste continue sa vie paisible à Bologne, avec ses trois sœurs célibataires comme lui, où il donne des cours de dessin. Il fait la connaissance de Giorgio de Chirico et de Carlo Carra avec qui il se lie d’amitié. Il découvre grâce à eux, la peinture métaphysique et commence à les suivre avec une touche plus poétique. Brandi considère que les natures mortes que Morandi peint relèvent d’une « intégrité impénétrable comme un corps céleste ».

Par la suite, il participe à des expositions du Novecento à Milan et expose dans plusieurs villes italiennes ainsi qu’à l’international. Peu d’événements ponctueront la vie de l’artiste, qui se retranche dans la peinture. En 1956, il voyage pour la première fois hors d’Italie. Après s’être retiré de l’Accademia la même année, il se recentre sur son travail d’artiste. Il gagne le Grand Prix à la Biennale de São Paulo en 1957. L’estime portée au travail de Morandi en Italie se reflète dans La Dolce Vita de Federico Fellini (1960) dans lequel ses peintures sont évoquées comme le paroxysme de la sophistication culturelle.

Giorgio Morandi s’éteint à Bologne le 18 juin 1964. Un musée Morandi voit le jour en 1993 à Bologne, sa ville natale, destiné à rendre hommage à l’artiste et à son œuvre.

  • Nature morte, 1958, huile sur toile,  30 x 45 cm

Nature morte, 1958, huile sur toile, 30 x 45 cm

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